Collectif des enseignants pour l'organisation de l'appel |
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30 mars 2007
APPEL pour la scolarisation par le service public des élèves malades ou accidentés
Un enfant peut être hospitalisé, malade ou accidenté, Nous demandons la gratuité et la continuité du service public d'éducation pour les élèves à l'hôpital et au domicile Chaque élève, même malade ou accidenté, doit pouvoir accéder aux mêmes droits ; permettre à un enfant malade ou convalescent de garder un lien avec sa classe est nécessaire. - Les centres scolaires des hôpitaux ont besoin de postes d’enseignants dans le second degré. Le service public est inexistant pour les collégiens et les lycéens dans de nombreux centres scolaires d’hôpitaux. - Les S.A.P.A.D (Service d'Aide Pédagogique A Domicile) ont besoin de moyens. - Les établissements scolaires spécialisés ont besoin de crédits afin de ne pas dépendre du sponsoring ou du mécénat. > Depuis 5 ans, la qualité de l’enseignement se dégrade : Aujourd’hui, faute de moyens suffisants, le recours au bénévolat pour assurer l’éducation des élèves malades ou accidentés est encouragé. Pourtant, les intervenants bénévoles n’ont pas d’obligation de rendre compte à l’Education nationale ; ils n’ont aucune autorité pour valider les connaissances indispensables à l’obtention des examens. Seuls les enseignants de l’Education nationale sont garants de la continuité des apprentissages et habilités à préparer le retour en classe de l’élève. Le suivi des élèves à l’hôpital ou au domicile par des bénévoles contribue à entretenir la confusion entre enseignement et soutien scolaire auprès des familles et ne garantit pas la qualité du service qui doit être rendu. Nous demandons que le suivi des élèves à l’hôpital ou à domicile soit assuré d’abord par les enseignants du secteur public de l’Education nationale. > La gratuité de l’enseignement est remise en cause : Aujourd’hui des organismes de soutien demandent aux familles le règlement de cotisations pour engager l’aide pédagogique à domicile. Demain des entreprises à but lucratif sur le marché du soutien scolaire pourront remplacer les enseignants de l’Education nationale. La scolarisation des élèves malades ou accidentés ne doit pas devenir un commerce. Nous demandons à l’Education nationale, conformément à la loi, d’assurer totalement sa mission de service public. > L’organisation de l’enseignement est défaillante : Le C.N.E.D (Centre National d'Enseignement à Distance) n’est pas approprié pour la scolarisation des élèves malades car les répétiteurs pourtant prévus par les textes officiels ne sont pas recrutés. L'usage des nouvelles technologies, utile pour rompre l’isolement de l’élève malade ou accidenté, reste confidentiel. Nous demandons une formation qualifiante pour les personnels, le développement des structures de soutien pour les enseignants intervenants auprès d’élèves dont le suivi est difficile et la prise en considération des frais de mission à la charge des enseignants intervenants à domicile. Nous demandons une harmonisation nationale des critères de suivis des élèves et des moyens pédagogiques adaptés. Nous demandons la mise en place de coordinations pédagogiques régionales pour les personnels de l’Education nationale intervenants non-bénévoles, et d’une mission ministérielle pour les élèves malades ou accidentés. > Enfin, les familles ne sont pas ou sont mal informées des solutions de scolarisation temporaires adaptées aux enfants malades ou accidentés. A l’hôpital, les enseignants des centres scolaires sont en concurrence avec des organismes privés. A la sortie de l’hôpital, la possibilité d’une assistance pédagogique à domicile par un enseignant de l’Education nationale en activité est prévue par la loi. Elle n’est pas ou peu connue. Nous demandons qu’une information officielle soit communiquée chaque année à tous les parents d’élèves.
Seuls des enseignants missionnés et rémunérés par l’Education nationale sont à même de garantir un enseignement de qualité, adapté à la situation de chaque élève malade ou accidenté.
IL FAUT STOPPER LA DEGRADATION DU SERVICE PUBLIC DE L’EDUCATION. NOUS DEMANDONS LE RESPECT DE L’APPLICATION DES CIRCULAIRES DE 1998 ET DE 2002 POUR LE DROIT A LA SCOLARISATION DE TOUS LES ELEVES. NOUS DEMANDONS UNE VERITABLE POLITIQUE PUBLIQUE NATIONALE ET COORDONNEE POUR TOUS LES ELEVES. |
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